Devenir DJ en micro‑entreprise (auto‑entrepreneur) en France 

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1. Définition de l’activité et nature juridique

Le DJ (disc‑jockey) exerce une prestation de service à caractère artistique et/ou événementiel, relevant du régime micro‑entreprise dans la catégorie des BIC ou BNC selon l’activité principale.

En tant que DJ, vous relevez principalement du service, avec un plafond de chiffre d’affaires à ne pas dépasser fixé à 77 700 € HT/an.

L’activité peut être libérale ou commerciale en fonction de ce que vous faîtes.

Par exemple si le DJ effectue la prestation et que le matériel est mis à sa disposition, l’activité est libérale.

S’il utilise son propre matériel, l’activité est commerciale.


2. Avantages et limites du régime micro‑entrepreneur

Avantages

  • Formalités simplifiées : création via le guichet unique, sans capital social ni statuts complexes.
  • Comptabilité allégée : uniquement déclaration du chiffre d’affaires, sans bilan ni TVA jusqu’à seuil.
  • Cotisations et impôts proportionnels : prélèvement libératoire possible, avec abattement forfaitaire (50 % BIC ou 34 % BNC).
  • Exonération TVA : applicable si CA < 37 500 € ; entre 37 500 et 41 250 €, le régime évolue vers une assujettissement progressif.
  • ACRE : exonération des cotisations sociales la première année pour alléger le démarrage.

Limites

  • Non‑déductibilité des charges : calcul des cotisations et impôts sur le CA brut, sans déduction des frais (matériel, déplacement…).
  • Plafond de CA contraignant : dépassement conduit à bascule automatique vers un régime réel plus contraignant.
  • Impossibilité de TVA déductible : jusqu’au seuil HT de 37 500 €, impossibilité de récupération de la TVA sur vos achats.

3. Démarches à accomplir

  1. Vérifier conditions personnelles : majeur, non sous tutelle/curatelle, non interdit de gérer.
  2. Détermination du code APE : code correspondant à l’activité (ex. DJ, animateur spectacle).
  3. Immatriculation via guichet‑unique : pièces requises — justificatif de domicile (< 3 mois), pièce d’identité, déclaration sur l’honneur de non‑condamnation.
  4. Souscription assurance RCP : couvrant les risques liés aux prestations.
  5. Option versement libératoire : à activer en ligne, si revenu fiscal de référence du foyer ≤ 28 797 € pour une part.

4. Aspects fiscaux et sociaux

  • Cotisations sociales pour prestations de service : 21,2 % du CA, dont 0,2 % en formation professionnelle.
  • Impôt sur le revenu :
    • Vers prélèvement libératoire synchronisé avec cotisations (1,7 % BIC ou 2,2 % BNC).
    • Sinon, déclaration en micro‑BIC/BNC avec abattement forfaitaire (50 % BIC, 34 % BNC).
  • CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) due, sauf exonération pendant les 2 premières années.

5. Tarification et revenus indicatifs

  • Mariages : 500–1 000 €.
  • Soirées clubs (résidence) : 200–400 € / prestation.
  • Événements ponctuels : ≈150 €.
  • Festivals/événements majeurs : tarifs variables, souvent supérieurs.

6. Formation, statut artistique, et protection juridique

  • Écoles spécialisées : DJ Network, EANOV School… offrant formations (bac‑3).
  • Statut artiste-auteur : non compatible pour les cachets ; possible pour activités accessoires (workshops, cours) limitées à 14 256 €/an.
  • Licence entrepreneur de spectacles : requise si +6 événements/an, justifiant d’une formation ou expérience d’au moins 500 h.

7. Évolution et pérennisation

  • Si CA dépasse les seuils ou fortes charges justifiant un régime réel, tournez-vous vers une SASU, EURL ou SARL, permettant la déductibilité des frais, la récupération de TVA et la protection du patrimoine personnel.

8. Recommandations pratiques

  • Tenir un reportage CA/charges : vous anticiperez le franchissement de seuils et adapterez la tarification.
  • Accompagnement professionnel conseillé : assistance par expert‑comptable ou juriste pour le choix efficace de régime.
  • Contrats écrits : prévoir conditions, délais, responsabilité, annulations.
  • Assurance, licences : impératives pour sécuriser les prestations.

En résumé

Devenir DJ en micro‑entreprise constitue une porte d’entrée accessible, rapide et économique, à condition que votre activité reste modérée en chiffre d’affaires et les charges limitées.

Vous bénéficiez d’un régime simplifié mais non optimal si vous investissez lourdement dans le matériel ou le marketing. Dans ce cas, la création d’une structure juridique adaptée devient préférable pour optimiser les avantages (TVA, frais, patrimoine).

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